L’audit réglementaire, en deux mots

L’audit énergétique réglementaire (art. L126-28-1 du code de la construction et de l’habitation) est obligatoire à la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété les moins performants, selon un calendrier progressif : classes F et G depuis le 1er avril 2023, classe E depuis le 1er janvier 2025, classe D à partir du 1er janvier 2034. Son contenu est fixé par l’arrêté du 4 mai 2022, dont la version modifiée s’applique depuis le 1er avril 2024.

Le cœur de l’audit, ce sont les propositions de travaux. C’est aussi là que se trouvent les pièges d’examen, parce que les règles ont changé en 2024.

Au moins deux propositions de travaux

L’auditeur présente au moins deux propositions de travaux de rénovation. D’autres peuvent être ajoutées à la demande du client.

Ce qu’est une rénovation performante

La définition se trouve à l’article L111-1, 17° bis, du code de la construction et de l’habitation. Une rénovation énergétique est performante lorsque les travaux, qui assurent un renouvellement de l’air satisfaisant, permettent :

Exception : lorsque des contraintes techniques, architecturales ou patrimoniales, ou des coûts manifestement disproportionnés par rapport à la valeur du bien, empêchent d’atteindre la classe B, la rénovation reste performante si les travaux permettent un gain d’au moins deux classes. Les critères de ces contraintes sont précisés par le décret n° 2022-510 du 8 avril 2022.

Ce que l’audit indique pour chaque étape

Tableau récapitulatif

Parcours par étapesParcours en une étape
ObligatoireOuiOui
Première étapeGain d’au moins deux classes et traitement de deux postes d’isolation—
Objectif finalAu moins la rénovation performante, avec une exigence complémentaire (arrêté du 3 octobre 2023)Rénovation performante
Rénovation performanteClasse A ou B et étude des six postes ; exception : gain d’au moins deux classes en cas de contraintes ou de coûts disproportionnés
TexteArrêté du 4 mai 2022 modifié (version au 1er avril 2024) ; art. L111-1, 17° bis, du code de la construction et de l’habitation

Pièges d’examen

On croit que… la première étape doit seulement faire gagner une classe et atteindre au moins la classe E.
En réalité… c’était l’ancienne règle. Depuis le 1er avril 2024, la première étape doit apporter un gain d’au moins deux classes et traiter deux postes d’isolation.

On croit que… l’audit doit contenir un scénario avec une chaudière bois ou un insert.
En réalité… aucun texte n’impose un équipement particulier. Les deux propositions obligatoires sont définies par leur parcours (par étapes ou en une fois), pas par le type d’énergie.

On croit que… une rénovation performante, c’est simplement atteindre la classe B.
En réalité… il faut aussi étudier les six postes de travaux et assurer un renouvellement de l’air satisfaisant. Et par exception, un gain de deux classes peut suffire.

À retenir

Pour savoir qui peut réaliser un audit énergétique, voir la page certification DPE.

Sources : arrêté du 4 mai 2022 définissant pour la France métropolitaine le contenu de l’audit énergétique réglementaire, art. 2, version en vigueur au 1er avril 2024 (Légifrance) ; code de la construction et de l’habitation, art. L111-1 (17° bis) et L126-28-1 ; décret n° 2022-510 du 8 avril 2022.